Madagascar

Makao
La grande île... L'île rouge...

Madagascar en un clin d’oeil

Voici un ensemble de questions-réponses sur Madagascar dont vous pourriez avoir envie de connaître.

Makao
Où se trouve Madagascar?

Madagascar se trouve dans l’hémisphère Sud, traversée par le Tropique du Capricorne à l’extrême Sud de l’île. Elle est située au large de la côte Est africaine dont elle est séparée par le Canal de Mozambique sur une distance de 400km. Blottie dans l’Océan Indien, elle est entourée d’îles et d’archipels : les Comores, l’île Maurice, la Réunion, les Seychelles.

Makao
Combien d’habitants compte Madagascar ?

Madagascar compte 31,2 millions d’habitants répartis sur ses 23 régions, dont 66% vivent en milieu rural.

Source : datacatalog.worldbank.org .Statistique 2023

Makao
Quelle est la taille de Madagascar ?

Avec 1600 km de longueur, entre le Nord au Cap d’Ambre et le Sud au Cap Ste Marie, et sa largeur de 500 km, Madagascar fait presque deux fois la taille de la France.
Avec sa superficie de près de 590.000km², elle est la cinquième plus grande île du monde après l’Australie, l’île de Bornéo, le Groenland et la Nouvelle-Guinée.

Makao
Quelles langues parle-t-on à Madagascar?

La langue malgache ou malagasy, langue nationale de Madagascar, a plusieurs dialectes ethniques en fonction de ses 23 régions, ce qui accentue la richesse culturelle du pays. Une langue appartenant à la famille des expressions austronésiennes, d’origine indonésienne conjuguée avec les langages d’Afrique et de l’Europe.

Le français est la deuxième langue officielle du pays, utilisée dans les institutions officielles et administratives depuis l’époque coloniale. Il est enseigné dès la maternelle dans les écoles publiques, et dès le préscolaire dans les établissements privés.

L’anglais est la troisième langue parlée à Madagascar, considérée comme une langue de privilège et d’atout, moins accessible que le français par le peuple malgache car elle n’est enseignée que dans les écoles privées dès la primaire. Aujourd’hui, de plus en plus d’établissements scolaires d’expression purement anglophone existent dès la maternelle, et offrent des diplômes d’équivalence internationale tel que le Cambridge International Examinations (CIE), mais peu de gens peuvent y accéder financièrement.

D’autres langues comme l’allemand, l’italien, l’espagnol ou le mandarin sont utilisées par un panel rare de malgaches qui œuvrent dans des domaines spécifiques des relations internationales.

Makao
Quel type de cuisine trouve-t-on à Madagascar?

La gastronomie, de la science à l’art de cuisiner, rassemble à Madagascar des talents traditionnels acquis de génération en génération dans les familles, ainsi que des talents plus élaborés chez des passionnés de cuisine qui se sont perfectionnés dans la cuisine du monde.

Entre la cuisine traditionnelle malgache et la nourriture typique qu’on retrouve partout, allant des street food aux grands restaurants de renom, on identifie dans les assiettes, un ensemble de goût assez simple mais révélateur des ingrédients utilisés. Bien que s’apparentant à la cuisine créole, la cuisine malgache est bien moins riche en épices.

Un plat traditionnel équivaut à du riz, pierre angulaire du régime malgache, servi avec un bouillon végétal, et un mets qui l’accompagne, souvent de la viande de zébu dont la consommation fut introduite par le roi Ralambo au XVIème Siècle, considérant ce nouveau comportement culinaire comme une forme de civilisation.
L’accommodation de nouveaux fruits, légumes et assaisonnements est venue plus tard influencée par les commerçants arabes et indiens; et la cuisine contemporaine est aujourd’hui plus variée dans les accompagnements, servant des fruits de mer, du poisson, du poulet avec leur sauce, le tout agrémenté d’achard fait de légumes crus ou légèrement cuits marinés dans du vinaigre, des épices et de l’huile.
Dans certaines parties plus arides de l’île, les familles de tubercules et le maÏs remplacent le riz.

On retrouve également les extraits de cuisine ambulante dans les rues de la Capitale ou en bord de mer dans les côtes, comme les jus de noix de coco, les jus de canne à sucre qu’on extrait à bras d’homme d’une machine installée sur les chariots du vendeur, des beignets sucrés; des koba (prononcer coube), le fameux gâteau malgache à la couleur dégradée marron; et même le café.

Quant à la cuisine du monde, présente dans les restaurants à Madagascar, les cultures culinaires européenne et asiatique dominent. Attendez-vous à trouver les meilleures pâtisseries françaises à Madagascar, allant des bonnes viennoiseries alléchantes de par leur texture, aux entremets à crème, en passant par les tartes multicolores dont les fameuses tartes au citron meringuées ou les crumble aux pommes du Royaume Uni. Mais les saveurs d’ailleurs sont également de plus en plus exploitées comme le cheesecake et le red velvet qui font le bonheur des américains.

La restauration asiatique pour sa part, propose des spécialités japonaises comme le ramen ou le sushi, des plats coréens comme le bibimbap, ou encore les biryani et naan de l’Inde, tout en gardant à portée la cuisine chinoise présente depuis longtemps.

Nous ne manquerons pas de vous conseiller les meilleures adresses pour vos aventures culinaires pendant votre séjour à Madagascar.

Makao
Us et coutumes malgaches

Les us et coutumes de Madagascar varient selon les régions. Toutefois, on retrouve le zébu, le culte des ancêtres et les fady (tabous) au cœur de toutes les traditions malgaches. Les rituels et pratiques cérémoniels sont largement différents selon les groupes d’ethnies ou même de sous-ethnies de sorte que l’on peut trouver des pratiques totalement contraires d’un territoire à un autre.

LE CULTE DES ANCETRES

«Razana» est le nom qui désigne l’ensemble des ancêtres ou le corps d’un défunt pour les malgaches. Les Razana sont considérés comme des intercesseurs entre Dieu et les hommes, une croyance inculquée et faisant partie intégrante de la sagesse des anciens, aussi appelés Ntaolo qui ont transmis leur bon sens et plusieurs vertus de la raison aux générations descendantes afin de les encourager aux valeurs spirituelles.

Le culte des ancêtres est une pratique de vénération des morts, d’invocation de leurs esprits, et de demande de bénédiction et de protection pour les vivants. Parmi les plus pratiqués, nous pouvons citer:

  • Le Famadihana ou retournement des morts
  • Une pratique culturelle des hauts plateaux qui consiste à ressortir les reliques du tombeau familial, de les recouvrir de nouveaux linceuls appelés «lambamena» et de les retourner dans le tombeau après des rituels qui varient selon les familles et les territoires.Un des rituels les plus traditionnels est d’exhumer le corps sur une natte en raphia, et de le transporter derrière le tombeau pour l’habiller d’un nouveau linceul. Mais avant de complètement lier le tissu, la famille proche qui honore les défunts, jette des bonbons, du miel, du tabac ou du rhum sur le cadavre. On fait ensuite sept fois le tour du tombeau en soulevant le corps au dessus de la tête, signe d’élévation de l’esprit des défunts, d’honneur, et de la joie d’être en contact avec eux, en dansant et en chantant sur un fond de fanfare organisée et d’instruments à vent. Une fois le corps réintégré dans la maison des morts, les invités proches se ruent sur la natte utilisée pour la déchirer et la réduire en morceau, signe d’achèvement du devoir envers le défunt et de porte-bonheur.

    Pour un mort qui n’a pu être enterré dans le tombeau familial mais dans un autre territoire au moment de son décès, ou des corps qu’on déménage dans un nouveau demeure, on appelle également le rapatriement de celui-ci, Famadihana. On ira récupérer le corps pour le faire gagner la sépulture familiale devant tous les proches réunis. On peut alors observer des petits groupes circulant dans les rues, un homme faisant office de guide ou de chef d’orchestre hisse le drapeau malgache, suivi d’une troupe d’hommes, de femmes, d’enfants et le mort enseveli dans un «lamba» porté par des hommes en direction du tombeau traditionnel. La fanfare et les flûtistes suivent jusqu’à la nouvelle destination du corps. Les Famadihana ont lieu en période d’hiver, de Juin à début Septembre.

  • Les Fady
  • Sont les interdits qui conditionnent la vie dans la société malgache. Ils varient d’une famille à une autre, ou d’une région à une autre. On distingue les fady des Razana, les tabous des ancêtres, et les tabous locaux.Manger du porc, de l’ail ou des oignons sont par exemple, des fady de la plupart des lieux sacrés à Madagascar. Manger de la viande de chèvre est aussi un des nombreux fady des descendants de la royauté.

    Mais il y a également d’autres fady ancestraux qui règlent le commun des malgaches: inhumer un corps avant que le jour ne décline, pointer une tombe avec le doigt, siffler la nuit, porter un chapeau ou ouvrir un parapluie à l’intérieur d’une maison, orienter la tête du lit au Sud ou à l’Ouest, tuer ou faire du mal à certains animaux comme le caméléon, l’aye-aye, le hibou…etc. qui sont liés à des événements passés porteurs de malheur ou à la sagesse spirituelle des anciens.

  • Le sacrifice d’animal
  • Dans certaines zones reculées de Madagascar, le sacrifice de zébu ou de coq est aussi lié au culte des morts. C’est une offrande aux esprits pour demander leur protection ou leur bénédiction.

D’AUTRES TRADITIONS MALGACHES

  • Le ala volon-jaza
  • Traduit littéralement par «première coupe de cheveux», c’est une pratique encore très présente aujourd’hui dans le centre de Madagascar, bien que le rituel traditionnel soit souvent simplifié par les familles modernes.
    Lorsqu’un enfant a atteint ses trois mois de naissance, soit on choisit un jour de printemps, soit on se réfère à un astrologue pour voir le meilleur jour de pratique pour offrir à l’enfant sa première coupe de cheveux.

    Egalement appelé «ala sonia», sonia désigne les cheveux au dessus des oreilles dont ceux au dessus des oreilles gauches sont les sonia du malheur, et ceux de la droite, les cheveux de la chance. On coupe d’abord les cheveux du malheur, on les réserve pour les jeter plus tard avec le ciseau et tous les outils qui auront touché aux cheveux de l’enfant dans la cours Sud de la résidence de la famille.
    Les cheveux de la chance, sont quant à eux, réservés pour le festin qui suit l’événement dont la présence essentielle de taro (igname) et de riz bien cuits accompagnés de miel et de bosse de zébu. Les cheveux de la chance seront dispersés dans la nourriture que tout le monde se précipitera de manger croyant que cela apportera chance et prospérité.

  • Le Famoràna
  • Appellation de la circoncision en malgache, c’est le rite de passage statuant un petit garçon d’homme, affirmant ainsi sa masculinité. Elle fait écho à une forme d’acquisition de virilité et de la reconnaissance sociale de l’enfant devenant homme avec des capacités d’endurance et de courage. L’enfant non circoncis n’héritera pas du tombeau familial.

    Selon les régions, le rite du Famoràna peut durer entre 2 à 7 jours. Sur les hautes terres, il est coutume que les hommes physiquement puissants de la famille partent à l’aube pour récupérer du «rano mahery», de l’eau sacrée obtenue dans une source qui servira pour nettoyer la plaie de l’enfant, transportée cérémonieusement dans une coque de citrouille jusqu’à la maison où a lieu la circoncision.

    Les instants marquants de la cérémonie sont ensuite le sang qui est versé par terre, symbolisant l’unité des vivants à la terre des ancêtres; le grand père maternel qui avale le prépuce avec une banane, fruit symbole de fertilité et d’abondance pour les malgaches.

    Dans le Sud-Est de Madagascar, une autre forme de circoncision est connue sous le nom de Sambatra. C’est une circoncision collective, célébrée tous les sept ans pour les petits garçons du village nés dans ce lapse de temps.

  • Le mariage malgache
  • C’est l’union des mariés avec leur deux familles, incluant les ancêtres. Il se déroule en plusieurs étapes à commencer par le Vodiondry, le rituel de fiançailles traditionnel où la famille du futur marié fait don d’argent et de cadeaux à la famille proche de la future mariée devant la famille élargie, invitée spécialement pour y assister et faire connaître l’heureux élu.

    Le Vodiondry est une marque de respect et d’honneur aux parents de la mariée, symbolisant la récompense aux parents d’avoir élevé la fille élue, et de compenser son absence quand elle quittera le domicile parental pour vivre sa nouvelle vie de femme mariée. Cette dot peut être négociée si la famille de la jeune fille juge sa valeur insuffisant. Et comme toute cérémonie traditionnelle, la présence d’un orateur est essentielle pour porter parole aux deux familles respectives.
    Après le don de la famille du marié, les invités offrent également des cadeaux pour le foyer du jeune couple: le plus souvent, des ustensiles de cuisine, des couverts, un salon, des coussins, une literie…etc. A la campagne, on raccompagne ensuite les jeunes mariés à leur domicile conjugal où ils s’installeront avec leur cadeaux de mariage et réceptionneront leurs invités.
    Le Vodiondry est la première étape d’un mariage malgache avant le mariage civil et religieux.

  • Le santa-bary
  • C’est la fête des prémices du riz. Autrefois, au printemps de chaque année, les plus belles des premières gerbes de riz furent coupées pour être offertes au Chef de l’Etat lors d’une procession sur l’Avenue de l’Indépendance de Tana.

    C’était au temps du premier président de la République de Madagascar, Philibert Tsiranana élu en 1959. Il encourageait ses compatriotes au travail et distribuait charrues, herses et bêches gratuitement au peuple d’agriculteurs après chaque procession qui se terminait sur la place d’Ambohijatovo. Une cérémonie qui rappelle la fête du muguet en France tous les 01 Mai.

Makao
Comment est la sécurité à Madagascar?

Comme n’importe où dans le monde où nous voyageons, les mêmes principes de base sont tout autant valables à Madagascar: ne pas se balader seul quand il fait noir, éviter de se mettre dans des situations à risque.
Madagascar reste un pays tout ce qu’il y a de plus accueillant et les malgaches, un peuple aimable.
Par ailleurs, nous garantissons les endroits où nous faisons voyager. Nous connaissons parfaitement chaque zone de nos circuits, et nos guides seront avec vous pour vous indiquer les choses à ne pas faire tout en s’assurant de vous faire vivre votre voyage intensément.

Makao
Comment peut-on se procurer un forfait internet à Madagascar?

Vous pouvez acheter soit une carte SIM avec un forfait data dans une boutique d’un opérateur à l’aéroport ou en ville, que vous mettrez dans votre smartphone; soit un modem wifi portable incluant la carte SIM avec data qui servira de point d’accès wifi mobile à plusieurs appareils (smartphone, tablette, laptop). Il vous sera proposé dans les boutiques un choix de forfait à acheter selon vos besoins et la durée de votre séjour.
Une carte SIM coûte 1€ maximum, et le forfait internet à partir de 8€ selon la quantité de data achetée.

Makao
Quels sont les moyens de déplacement à Madagascar?

Les moyens de transport urbain sont majoritairement les voitures et les motos. Certaines axes stratégiques de la Capitale ont connu le transport par câble (la Teleferika), ayant révolutionné le transport en ville entre le mois d’août et fin Septembre, aujourd’hui éteint. En périphérie ou à la campagne s’y ajoutent les bicyclettes, les charrettes à zébus et les camions.
Les tuk tuk, ces tricycles à couleur ensoleillée importés de l’Asie, font surtout la gloire des côtes malgaches. Par endroit, on peut également trouver des pousse-pousse comme moyen de transport typique dont Antsirabe, considéré Capitale de ce dernier.

Les malgaches se déplacent majoritairement en transport publique: le bus, mais les taxis de couleur beige, très symboliques de Tana, sont eux aussi très présents bien qu’en rivalité avec les moto-taxis qui se sont imposés en maître depuis ces cinq dernières années. La nouvelle tendance des taxi électriques prend également de plus en plus d’ampleur, dont les Piqla (pikla étant l’argot utilisé pour dire taxi).
Pour voyager d’une région à une autre, la plupart des malgaches utilisent les taxi-brousses, bus collectif ralliant les périphéries et les régions de Madagascar pouvant prendre jusqu’à une vingtaine de passagers.

Makao
Autour de l’art

Artisanat traditionnel ou art contemporain, l’art est un vaste jardin cultivé par une population mixte.

Le premier artisanat traditionnel tourne autour de la vannerie et du tissage, avec une grande variété de matières utilisées telles que la soie, l’osier, le bambou, les fibres végétales et le raphia; ces derniers occupant de plus en plus de place à l’échelle internationale, sans oublier que des grandes marques et boutiques européennes sont revendeurs.

Des marques malgaches connues et moins connues, ainsi que des associations locales et des artisans directs répartis dans toute la grande île incarnent l’excellence de l’artisanat malgache, visible dans les marchés, dans des boutiques spécialisées, des ateliers d’artisanat, et même en vente dans certains hôtels.
L’art contemporain lui aussi, confère avec le monde à travers les salons, les expositions ou concours internationaux. Des maisons d’art contemporain sont éparpillées dans la Capitale pour regrouper le savoir-faire des artistes malgaches et le faire connaître au public; mais aussi pour faire venir à Madagascar, des génies imaginatifs du monde.
Parmi elles, nous pouvons citer la Fondation H en plein centre ville, première fondation d’art contemporain à Madagascar fondé en 2017, qui est un vrai soutien aux artistes résidant à Madagascar, initiateur du Prix Paritana, une bourse de création offerte à trois artistes malgaches chaque année; Hakanto Contemporary, un centre d’art contemporain fondé par un artiste malgache, Joël Andrianomearisoa, dont les créations ont intégré la collection permanente du Metropolitan Museum of Art de New York.

A part les fondations d’art contemporain, la Capitale regorge de lieux dédiés à la scène artistique locale: musées, galeries, des espaces d’échange tel que l’Is’Art Galerie, connu pour ses programmations variées entre art plastique et musique, un endroit assez singulier décoré d’oeuvres d’art originaux pour ceux en quête de convivialité et d’ambiance relâchée; La Maison Sociale de l’Art – La Colline d’Ambatovinaky, un centre culturel qui met en avant des expositions d’oeuvres et l’initiation à l’art à travers des ateliers multidisciplinaires; le Musée de la Photographie de Madagascar, un espace d’exposition de photos et de projection pour valoriser les patrimoines photographiques et numériser les photos prises entre 1860 et 1960 à Madagascar.

Makao
Faune et flore de Madagascar

Retrouvez les informations à connaître pour entrer et sortir de Madagascar dans notre rubrique Infos Pratiques.

error: Content is protected !!